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Rencontre sur le matériel d'entretien des boisements à Saint-Antoine

Mercredi 20 septembre 2017 à Saint-Antoine, le Syndicat mixte du bassin de la Rance et du Célé et la Fédération des CUMA du Cantal ont organisé une rencontre sur le matériel d'entretien des boisements.

Cette rencontre a réuni une vingtaine de personnes d'horizons divers : agriculteurs et élus communaux de la Châtaigneraie, techniciens de la Chambre d'agriculture et de l'Agence de l'Eau Adour-Garonne et entrepreneurs de travaux agricoles. Elle s'est déroulée en deux temps : une première partie en salle puis une démonstration sur le terrain.
 
Au cours de la réunion à la mairie de Saint-Antoine, Mélanie FAYET, animatrice du Plan d'Action Territorial Ressègue au Syndicat mixte du bassin de la Rance et du Célé, a rappelé les objectifs de ce programme : réduire les pollutions phytosanitaires sur 2 captages d'eau potable situés sur la rivière Ressègue. Elle a ensuite expliqué que depuis 10 ans plus de 60 km de clôtures ont été posées en bord de cours d'eau sur le bassin du Célé pour protéger les berges du piétinement du bétail. Cette action bénéfique aux milieux aquatiques entraîne toutefois une nécessité d'entretien régulier de la végétation de berge qui ne manque pas de se développer. La question du matériel adapté pour l'entretien se pose alors.
 
Gisèle LAROUSSINIE-GONTHIER de la Fédération des CUMA du Cantal a présenté les principes de l'inter-CUMA, qui permet de partage du matériel entre plusieurs CUMA et qui serait une solution adaptée pour du matériel d'entretien des boisements. Elle a également donné quelques informations sur l'outil de coupe qui semble le plus adapté au fonctionnement en CUMA et aux objectifs environnementaux : le sécateur. Cet outil de coupe qui se fixe sur un bras d'épareuse a un coût moyen de 8 500 €. Il est facile à utiliser et demande peu d'entretien (estimé à 150 €/an). Ainsi avec une utilisation de 150 h par an le coût pour l'utilisation de l'outil de coupe seul serait de 10 € par heure. Or les besoins recensés à ce jour par le SmbRC sur la Châtaigneraie Cantalienne s'élèvent à 130 heures.
 
Cyril CABANES de la société NOREMAT a également détaillé quelques avantages techniques de cet outil :
  • coupe nette pour les pousses annuelles et les branches jusqu'a 10 cm de diamètre ;
  • faible épaisseur de l'outil qui peut ainsi passer entre la clôture et la haie, plus facilement qu'un rotor ;
  • absence de projections lors de la coupe, d'où une utilisation possible en zone habitée sans risque.
Gisèle LAROUSSINIE-GONTHIER a ensuite fait le point sur les subventions possibles pour ce type de matériel. Elles sont gérées par le Conseil Régional et sont de 30 % maximum avec des bonifications lorsqu'il y a des jeunes agriculteurs ou que le matériel est utilisé en Inter-CUMA. Elle a également expliqué que les CUMA qui comptent des communes parmi leurs adhérents ne peuvent plus recevoir de subventions dans le cadre du PDR Auvergne. Cette nouvelle règle est particulièrement pénalisante pour le matériel d'entretien des boisements qui aurait pu être mutualisé entre agriculteurs et communes. Plusieurs solutions ont été évoquées pour satisfaire les différents utilisateurs potentiels, comme la création d'un nouvelle CUMA spécialisée dans la mutualisation d'outils avec les collectivités.
 
La deuxième partie de la rencontre s'est déroulée chez Jean-François CAUMON.
 
Elle a débuté par la présentation d'un outil alternatif au sécateur : le lamier à fléaux, recommandé pour la coupe des petites branches (moins de 3 cm de diamètres). Puis M. Lacaze entrepreneur au Rouget, a taillé la ripisylve densément boisée de M. CAUMON avec le sécateur de la marque NOREMAT. Sylvain Dupetitmagnieux, technicien de rivière du SmbRC est intervenu sur les rôles de la ripisylve (boisement de bord de cours d'eau) et les modes d'entretien recommandés. Il a suggéré la coupe sélective de certains arbres sur la ripisylve âgée de M. CAUMON et a également recommandé que l'entretien régulier nécessaire au passage des engins se limite au bas de la haie (sur 2m20 de haut environ), pour ne pas risquer de déstabiliser le boisement et pour conserver un ombrage qui ralentira la repousse de la partie basse.

Général  Mélanie Fayet    4 octobre 2017