Traitement des rejets des agglomérations

Sur le bassin versant du Célé, 40 communes traitent collectivement les eaux usées de tout ou partie du bourg. Ces huit dernières années, plus d’une commune sur deux a effectué des travaux de création ou de réhabilitation de son système d’assainissement collectif, pour un montant d’environ 16 millions d’euros de travaux au total.

En 2006 et 2007, les travaux réalisés par les collectivités locales se sont multipliés. Le coup de pouce de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne (+ 15 à 20 %) pour les travaux inscrits au défi territorial Lot et des Conseils Généraux (Cantal et Lot), pour les travaux réalisés dans le cadre d’une démarche « contrat de rivière » ont, il faut bien l’avouer, contribué à accélérer certains projets.

 

Coup de projecteur sur les dernières réalisations

Département du Lot :

En 2007, la commune d’Espagnac- Ste-Eulalie (vallée du Célé) a construit deux systèmes d’épuration : un assainissement collectant et traitant les eaux usées de 100 équivalent habitant dans le bourg (filtre à sable planté de roseaux), et un système traitant les eaux usées du hameau de Pailhès (lit à macrophytes complété de plantations de bambous) où se situe le captage d’eau potable de la commune. Montant des travaux : 360 000 € HT.

 

Plus en amont, la commune de Camboulit (vallée du Célé) a également construit un réseau de collecte des eaux usées et implanté son unité de traitement au sud-ouest de la commune. Cette station épure les eaux de 260 équivalent habitant. Le système d’épuration (filtre à sable planté de roseaux) a été inauguré le 19 décembre 2007. Montant des travaux : 650 000 € HT.

 

Plus récemment les communes de Lissac et Mouret et St-Perdoux ont aussi créé un système d'assinissement collectif. Les deux communes ont retenu le système de filtre planté de roseaux. La nouvelle station de Lissac et Mouret, mise en service en 2008, permer de traiter 430 Equivalents habitants. Le coût des travaux s'est élevé à 1 149 500 €. Celle de St-Perdoux traite 55 Eq. / Hab. Elle a été mise en service en février 2010 et le montant des travaux a été de 150 000 €.

Côté collecte des eaux usées, Bagnac et Figeac (vallée du Célé) ont poursuivi leurs efforts de réhabilitation et d’extension de réseau, supprimant les rejets directs de plus de 510 Éq./ Hab. pour Bagnac et 608 Éq./ Hab. pour Figeac. Montant des travaux : 248 000 € HT pour Bagnac et 803 500 € HT pour Figeac. On citera enfin les travaux d’étanchéification de lagune réalisés par la commune de Marcilhac (vallée du Célé) en 2007. Ces travaux permettront d’améliorer l’efficacité de l’unité de traitement installée il y a quelques années déjà.

Département du Cantal :

Fin 2006, la commune de Marcolès (Vallée de la Rance) a terminé la construction de sa station d’épuration. Il s’agit d’un système de traitement par disques biologiques. Cette station est en partie enterrée. Elle est dimensionnée pour traiter 600 équivalent habitant. Montant des travaux : 411 000 € HT.

La commune de St-Constant (vallée du Célé) a investi dans un filtre planté de roseaux flambant neuf d’une capacité de 310 équivalent habitant.

En parallèle, des travaux de réfection du réseau de collecte ont été entrepris en 2007, supprimant ainsi d’importants rejets directs au milieu naturel, lesquels déclassaient chroniquement la qualité bactériologique des eaux du Célé à l’aval immédiat de l’agglomération. Montant des travaux : 341 126 € HT.

La commune de Vitrac (vallée de la Rance), auparavant dépourvue de système d’assainissement collectif, a inauguré sa station le 7 juillet 2008. Le filtre planté de roseau créé permet de traiter 180 Éq./ Hab. Montant des travaux : 385 000 € HT.

Les travaux en cours

Figeac :

Les travaux de construction de la nouvelle station d’épuration de la ville de Figeac ont démarré en avril 2009 sur le site actuel, route de Cahors. Cette nouvelle unité de traitement, d’une capacité de 17 500 Éq./ Hab., devrait être complètement opérationnelle en fin d'année 2010. Le procédé de traitement retenu (boues activées, suivi d’une désinfection par Ultra Violets) permettra d’atteindre un niveau de rejet compatible avec les usages en aval (baignade, abreuvement du bétail, pêche…). Montant total prévisionnel : 5 000 000 € HT. Cette station d’épuration « nouvelle génération » traitera tous les rejets de l’agglomération par temps sec et ceux correspondant à une pluie de retour hebdomadaire. L’objectif à court terme, avec la création de bassin d’orages dans le centre bourg, est de traiter également les eaux pluviales (pour une pluie de retour bi-mensuel) transitant par le réseau d’eaux usées.

Maurs :

En Châtaigneraie cantalienne, Maurs poursuit également l’amélioration de son système d’assainissement engagée en 2005 avec la réhabilitation de sa station d’épuration. Un important programme d’extension et de réhabilitation du réseau de collecte des eaux usées a démarré sur St-Etienne-de-Maurs et se prolonge aujourd’hui sur Maurs. Ces travaux permettront de stopper l’intrusion d’eaux claires parasites (problème d’étanchéité du réseau qui draine des eaux de sources, de pluie…) et ainsi d’optimiser le fonctionnement de la station d’épuration dont les rejets, acceptables par temps sec, restent de mauvaise qualité par temps de pluie.

Bagnac sur Célé :

Troisième agglomération (en nombre d’habitants) du bassin du Célé, Bagnac apportera également sa pierre à l’édifice en réhabilitant prochainement son unité de traitement située rive droite du Célé. Ces travaux favoriseront le maintien d’une bonne qualité physicochimique des eaux à l’aval du bourg. La nouvelle unité de traitement par boues activées devrait être construite en bord de la N122. Montant total prévisionnel : 2 300 000 € HT (y compris travaux d'amenée des effluents).