Une collectivité au services des usagers, de la ressource en eau et des milieux aquatiques

L'enjeu continuité écologique sur le bassin du Célé

État des lieux sur le bassin du Célé

Peuplements piscicoles

Les différents peuplements piscicoles présents sur le bassin du Célé se répartissent comme suit :
  peuplements salmonicoles à l’amont, dans la partie cantalienne,
 peuplements mixtes à dominante salmonicole (truite fario dominante) et cyprinidés d’eaux vives (barbeau fluviatile, goujon) de Bagnac-sur-Célé à l’amont de Figeac,
 peuplements mixtes du plan d’eau du Surgié (Figeac) à la confluence avec le Drauzou,
 peuplements mixtes à dominante cyprinicole (barbeau, goujon, gardon, brochet) à l’aval.
 
Globalement, les résultats des pêches électriques sont bons, voire très bons. Sur quelques sites cependant, l’état du peuplement piscicole peut être qualifié de mauvais. 
Les principaux facteurs limitants identifiés sont la qualité de l’eau et des habitats, la quantité d’eau à l’étiage, les espèces exotiques envahissantes mais aussi la fragmentation des cours d’eau.

Inventaire des ouvrages sur le bassin du Célé

Une étude d'inventaire et de caractérisation des chaussées du bassin versant du Célé a été lancée en 2001. Elle a permis de recenser 228 seuils, hors sous-bassins versants du Bervezou et du Saint-Perdoux, non diagnostiqués. Obstacles potentiels à la libre continuité écologique, 31 % des seuils étaient notamment jugés infranchissables par l’espèce repère qu'est la truite fario, lors des investigations menées en 2001.

La moitié des ouvrages recensés présente un usage connu, les deux tiers étant des usages privés : irrigation, pisciculture, agrément, pêche… Le bassin du Célé comprend également 6 usines hydroélectriques et 6 picocentrales. Le potentiel hydroélectrique du bassin du Célé est toutefois très faible et essentiellement basé sur le rééquipement d’ouvrages existants. 
Certaines chaussées présentent une utilité publique : protection de piles de pont, maintien d’un niveau minimum dans la traversée d’un village, plan d’eau pour la baignade, ou encore prise d’eau potable.
Cependant, ces seuils concourent fortement au morcellement des habitats naturels.

Classement des cours d’eau

Conformément à la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA de 2006), 2 listes de cours d'eau ont été arrêtées en octobre 2013 :
 le classement en liste 1 : cours d’eau avec un objectif de préservation à long terme (pas de nouveaux ouvrages s’ils constituent un obstacle à la continuité écologique) ;
 le classement en liste 2 : cours d’eau à restaurer (équipement des ouvrages existants pour les rendre compatibles avec les objectifs de continuité écologique).
 
Sur le bassin du Célé, l'objectif de libre continuité écologique des cours d'eau a été ciblé prioritaire sur le Célé jusqu’à sa confluence avec la Rance, le Veyre, le Bervezou et la Rance jusqu’à sa confluence avec le Leynhaguet. Ces cours d’eau ont été classés par l’État en liste 2.
Certains cours d’eau ont été classés en réservoirs biologiques conformément à ce qui a été défini par la LEMA. Le SDAGE 2010-2015 identifie ces cours d'eau. L’ensemble de ces éléments sont repris dans le SAGE Célé.

Les premiers projets menés

Sur le bassin du Célé, plusieurs projets de restauration de la continuité écologique ont été menés ces dernières années.
Des travaux d’aménagement de la chaussée de la Merlie, à Sauliac-sur-Célé ont été réalisés par M. Grepon en 2011, avec mise en place de passe à poissons et à canoës.
D’autres équipements ont été effectués dans le cadre du 1er Contrat de rivière Célé : moulin du Fau à Maurs, chaussées des Pratges et de Laporte à Figeac, Moulin de Cabrerets sous maîtrise d’ouvrage des collectivités ou des propriétaires riverains.
 

Plus récemment un effacement d’ouvrage a été réalisé sur le Bervezou.

En savoir plus sur l'effacement du seuil de Gabanelle

L'opération groupée pour le rétablissement de la continuité écologique

L'opération groupée de rétablissement de la continuité écologique, menée sur le bassin du Célé depuis 2014, permet d’améliorer le fonctionnement des cours d’eau (transit sédimentaire et piscicole) et aide les propriétaires d'ouvrages à percevoir des aides financières, à mutualiser les moyens techniques et financiers et à obtenir une assistance technique.
Cette opération se déroule en trois phases :
  1. Un état des lieux et un diagnostic des ouvrages,
  2. La proposition de scénarios d'aménagement des ouvrages,
  3. La définition des projets d'aménagement à partir du scénario retenu par le propriétaire de l'ouvrage.
Actuellement, 17 ouvrages ont été identifiés dans le département du Lot et 12 dans le département du Cantal. Pour plus de 20 d'entre eux, une solution a été proposée : il s'agit soit de l'équipement de l'ouvrage, soit de son effacement en fonction du choix du propriétaire. L'équipement peut consister en la mise en place de passes à poissons, complété d'équipement pour les canoës si nécessaire.
Pour la première tranche de travaux en 2017, 5 propriétaires ont été concernés. Des travaux d’effacement ont eu lieu au seuil de "Longuecoste 2" à Montet-et-Bouxal (ouvrage sans usage), au pont de Gorses ainsi qu’à l'étang du roc de France à Latronquière. En parallèle, des travaux d’équipement en passe à poissons et d’un système de vannage sur le seuil AEP de Martory sur la Ressègue ont été réalisés.
La deuxième tranche de travaux a démarré à l'été 2018 sur 4 ouvrages et est en cours d'achèvement.
 

Page suivante : Gestion des zones humides